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La sortie dans l'espace de deux astronautes


La sortie dans l'espace de deux astronautes... par

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Scott Kelly et Kjell Lindgren ont quitté mercredi l’environnement sécurisé de la station spatiale internationale (ISS) pour effectuer une sortie dans l’espace. Les deux astronautes américains, pour qui cette sortie est une première, ont passé six heures dans l’espace pour réparer l’ISS.

Encore un virus géant découvert en Sibérie


 VISITES

NEWS Des chercheurs français ont identifié une nouvelle famille de virus dans le permafrost (le sol gelé) sibérien. Ceci soulève des questions sur ces virus qui pourraient ressurgir un jour.

Son nom : Mollivirus sibericum. C’est en persévérant dans l’étude de l’échantillon de sol gelé provenant de l’extrême nord-est sibérien que cette équipe a isolé, amplifié puis caractérisé ce nouveau virus, sachant que d’autres virus géants sibériens ont été découverts ces dernières années. Celui-ci infecte des amibes. Il se présente comme une coque oblongue d’environ 6 micromètres (microns) de longueur. Il utilise le noyau cellulaire pour se répliquer dans son hôte (l’amibe, donc), une stratégie qui, avec d’autres caractéristiques, le rapproche de virus courants infectieux pour l’homme.

Les chercheurs poursuivent : « Cette découverte suggère que les virus géants ne sont pas rares et sont très diversifiés. Elle prouve aussi que la capacité des virus à survivre dans le permafrost n’est pas limitée à un type particulier de virus, mais couvre probablement des familles virales aux stratégies de réplication très variées et donc potentiellement pathogènes ».

Les résultats de ces travaux ont des implications importantes en termes de santé publique. « Quelques particules virales infectieuses peuvent en effet être suffisantes, en présence de l’hôte sensible, à la résurgence de virus potentiellement pathogènes dans les régions arctiques de plus en plus convoitées pour leurs ressources minières et pétrolières, et dont l’accessibilité et l’exploitation industrielle sont favorisées par le changement climatique ».

Afin de déterminer si d’autres virus géants se cachent encore dans le permafrost, les chercheurs étudient désormais des couches plus anciennes du sol sibérien, dans une région qui devrait leur permettre d’atteindre – 1 million d’années.
Source: PNAS (www.pnas.org) - Photo : IGS CNRS/AMU
publié le : 30/10/2015 

Trop d’Internet = plus de risques d’attraper un rhume


NEWS Conséquence très étonnante de l’usage excessif d’Internet : la fonction immunitaire peut être altérée, avec alors un risque plus élevé de souffrir d’une infection.

L’enquête réalisée par ces spécialistes de l’université de Swansea (pays de Galles) a concerné des adultes de tous âges, dont la moitié passaient beaucoup de temps (6 h ou plus en moyenne par jour) sur Internet, et en particulier sur les réseaux sociaux, alors que les autres l’utilisaient de manière bien plus modérée. Après avoir analysé une série de données, il s’avère que les accros s’exposent à un risque 30% plus élevé de souffrir d’une infection, en particulier le rhume et la grippe. Les chercheurs mettent cette sensibilité sur le compte d’un affaiblissement du système immunitaire. Mais pourquoi ?

Cela s’expliquerait d’abord par un mode de vie plus défavorable, associé à la dépendance à Internet, et qui impacte l’immunité : sommeil (qualité, durée…), comportement alimentaire (repas sur le pouce, friandises, sodas…), sédentarité (position assise + manque d’activité physique)… On relève aussi le paramètre psychologique, lié surtout àl’isolement (tout seul devant son écran pendant de longues heures, jour après jour) etau stress (la déconnexion crée un état de manque…). A propos de l’isolement, les contacts insuffisants avec « le monde extérieur », et avec les autres, n’aident certainement pas à consolider le système immunitaire. Voilà en tout cas un axe qui ne manquera pas d’être approfondi par de prochaines études.

Source: Swansea University (www.swansea.ac.uk
publié le : 26/10/2015 , mis à jour le 25/10/2015 

Comment l'alimentation protège le cerveau


DERNIÈRE MISE À JOUR: OCTOBRE 2015 | 118 VISITES

NEWS Une série d’études ont montré que le régime méditerranéen (ou crétois) agissait favorablement sur les capacités cérébrales. Les oméga-3 et les polyphénols jouent un rôle clé.

Des essais cliniques « robustes » indiquent que ce régime peut retarder le déclin cognitif lié à l’âge (mémoire, raisonnement, attention…) et réduire le risque d’Alzheimer, rappelle le Journal international de médecine (JIM). Des chercheurs allemands (Institut Max Planck) ont réalisé une synthèse des données les plus récentes publiées sur les effets de deux composants importants du régime méditerranéen : les oméga-3 (EPA et DHA : poisson, noix...) et les polyphénols (fruits et légumes, céréales complètes, huile d'olive, vin…).

Que dit leur analyse ?

• Les oméga-3 exercent des effets positifs sur la structure du cerveau et les performances cognitives. L’hypothèse est que ces oméga-3 à longue chaîne agissent en améliorant le flux sanguin dans le cerveau, en réduisant le taux de triglycérides, en diminuant l’inflammation et en favorisant la plasticité cérébrale.

• Les polyphénols stimulent la performance cognitive par une amélioration du flux sanguin cérébral, ce qui se traduit par une meilleure capacité de mémorisation et d’apprentissage, et de vitesse d’exécution. Les effets antioxydants et neuroprotecteurs seraient « fortement » impliqués.

Des études sont encore nécessaires pour confirmer les mécanismes d’action et étudier les interactions entre les différents composants du régime méditerranéen.
Source: Frontiers in Aging Neuroscience (http://journal.frontiersin.org/journal/aging-neuroscience
publié le : 24/10/2015 , mis à jour le 24/10/2015