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Nouveaux médicaments : la piste du dragon de Komodo

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NEWS Le sang du dragon de Komodo, la plus grande espèce de lézard, véhicule des substances qui pourraient être utilisées pour développer des nouveaux antibiotiques.

Face au phénomène de résistance croissante des bactéries à l’action des antibiotiques, les scientifiques recherchent des armes innovantes pour lutter contre ces microbes. Le règne animal leur offre un champ d’exploration immense. Une équipe américaine (George Mason University) s’est intéressée au dragon de Komodo, un varan vivant en Indonésie, où il évolue comme « top prédateur ». La salive du saurien contient une très forte concentration de bactéries pathogènes (véhiculées par les cadavres en décomposition dont il se nourrit et/ou par l'eau contaminée dont il s'abreuve ?), ce qui reflète la grande robustesse de son système immunitaire (celui qui lutte contre les agressions microbiennes).

Les chercheurs se sont penchés sur ces mécanismes, et ont identifié dans un premier temps une cinquantaine de nouveaux peptides antimicrobiens, des protéines aux propriétés antibiotiques. Huit ont été retenus pour des tests plus approfondis, et il s’avère que sept montrent une efficacité contre deux types de bactéries potentiellement très dangereuses pour l’être humain - Staphylococcus aureus (staphylocoque doré) et Pseudomonas aeruginosa -, et le huitième contre le seul Pseudomonas. Comme l’expliquent les auteurs, « cette étude démontre la puissance d’une pléthore de nouveaux antimicrobiens circulant dans le sang du dragon de Komodo, et leur potentiel dans la perspective du développement d’antibiotiques à usage humain ». La route est encore longue, mais une piste est dégagée…
Source: Journal of Proteome Research (http://pubs.acs.org/journal/jprobs
publié le : 30/04/2017 , mis à jour le 29/04/2017 

Les Martiens de Toulouse

http://www.lemonde.fr/cosmos/video/2017/04/21/les-martiens-de-toulouse_5115197_1650695.html
Bien loin de Mars, une équipe française pilote ChemCam, l’instrument situé sur la tête du robot Curiosity, qui arpente la Planète rouge depuis 2012. Comme le montre cette vidéo proposée par CNRS Le Journal, les chercheurs et ingénieurs disposent de la réplique exacte de l’instrument dans leur laboratoire de Toulouse où ils peuvent valider les mesures martiennes et trouver des solutions en cas de dysfonctionnement.




Les Martiens de Toulouse par CNRS

Bavard comme un singe

http://www.lemonde.fr/sciences/video/2017/04/19/bavard-comme-un-singe_5113396_1650684.html

Quelles sont les propriétés du langage des singes ? C’est la question à laquelle l’éthologue Alban Lemasson (CNRS-université Rennes-1) consacre ses recherches. Pour étudier les vocalisations de la mone de Campbell, un petit cercopithèque forestier, il a collaboré avec le linguisticien Emmanuel Chemla (CNRS-ENS-EHESS). Comme l’explique cette vidéo proposée par Universcience.tv, leurs travaux confirment le caractère social du langage des singes et révèlent d’étonnants rapprochements avec la langue des humains.


Cancer de la prostate : un traitement très prometteur


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NEWS La combinaison entre un médicament dérivé d’une bactérie marine et le laser donne des résultats très positifs pour soigner le cancer prostatique.

Ce nouveau traitement est appelé thérapie photodynamique vasculaire ciblée. Le principe est expliqué dans Sciences et Avenir par le Pr David Khayat, chef du service de cancérologie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris). Par imagerie médicale (IRM), le médecin définit précisément la localisation de la tumeur, puis il injecte un médicament - la padeliporfine - issu de bactéries qui évoluent au fond des mers. Inoffensives dans leur milieu naturel très sombre, ces bactéries manifestent une activité toxique lorsqu’elles sont exposées à la lumière. Le médecin active le médicament par laserpour détruire les tissus de la tumeur tout en épargnant les tissus sains.

Le Pr Khayat indique : « Des chercheurs européens ont testé le traitement à travers l’Europe chez des patients présentant un cancer de la prostate à faible risque. Les résultats montrent que 49% des patients qui ont bénéficié de ce traitement ont été guéris (rémission complète). De plus, deux ans après le traitement, aucun ne rapportait d’effet secondaire sur l’activité sexuelle ou urinaire. Ce nouveau traitement serait donc en mesure de traiter efficacement le cancer de la prostate à faible risque (cancer localisé, limité à la prostate) en limitant les effets secondaires ».
Source: The Lancet Oncology (www.thelancet.com/journals/lanonc/issue/current
publié le : 11/04/2017 , mis à jour le 10/04/2017