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Pierres aux reins : bien plus que des « cailloux »

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NEWS La structure des calculs rénaux est nettement plus complexe que ce que l’on pensait jusqu’à présent, et ceci représente une cible de traitement sans devoir passer par la chirurgie.

Ainsi que l’explique Le Quotidien du Médecin, « on considérait les calculs rénaux comme descristaux de sels minéraux homogènes qui ne faisaient que grossir une fois formés dans les reins ou dans l’appareil urinaire ». Une équipe américaine (Mayo Clinic et université de l’Illinois) démontre que la réalité est autrement plus complexe.

D’abord, les calculs rénaux (constitués d’oxalate de calcium dans 70% des cas) peuvent se dissoudre, et même alterner des phases de dissolution et de croissance. Ensuite, ils ne présentent pas une structure homogène, mais ils sont formés de couches successives, semblables à celles de concrétions naturelles comme les coraux. Le Quotidien du Médecin poursuit : « Ces nouvelles données pourraient faire tomber le dogme selon lequel seule une procédure chirurgicale est en mesure de venir à bout d’un calcul rénal qui ne peut pas être éliminé par une forte hydratation. Les auteurs suggèrent qu’il serait théoriquement possible de mettre au point des traitements favorisant les phases de dissolution et / ou bloquant la cristallisation ».
Source: Scientific Reports (www.nature.com/srep
publié le : 29/11/2018 

Cœur, diabète, cancer : la pomme de terre est-elle saine ?

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NEWS L’association entre la consommation de pommes de terre et le risque de développer certaines maladies a fait l’objet d’une série de recherches aux conclusions contrastées. Voici de nouvelles données.

Cette équipe allemande (German Institute of Human Nutrition) a croisé les résultats d’une trentaine d’études internationales réalisées sur le sujet, en tenant compte si possible des différents modes de préparation. Sauf indication contraire, les résultats ont été restitués pour une portion moyenne de 150 g/j. Quelles sont les données les plus marquantes ?

• Pas de précision sur le mode de préparation. La consommation de pommes de terre n’est pas associée à la mortalité prématurée, aux maladies coronariennes ou à l’accident vasculaire cérébral (AVC). On note cependant une augmentation de 25% du risque de cancer colorectal en cas de consommation moyenne supérieure à 134 g/j.

• Pommes de terre bouillies, au four ou en purée. Pas d’association avec le risque d’hypertension artérielle, et un lien « modeste » avec le diabète de type 2.

• Frites. Leur consommation est associée à une augmentation « marquée » du risque de diabète de type 2 (+ 66%) et d’hypertension (+ 37%).

Le Dr Viviane de La Guéronnière (Journal international de médecine) poursuit : « Les chercheurs invitent à interpréter ces résultats avec prudence, car les pommes de terre sont souvent consommées (aux Etats-Unis notamment) avec d’autres aliments défavorables, comme la viande rouge et les boissons sucrées, qui ont pu influencer les résultats dans certaines études ».

Que conclure ? « La pomme de terre ne pose pas de problème majeur, sauf en ce qui concerne les frites, plus particulièrement associées au diabète et à l’hypertension (le sel ?). Ce légume ne doit pas être considéré comme défavorable à la santé, compte tenu de ses apports nutritionnels. Certaines préparations doivent cependant être consommées moins régulièrement. »
Source: European Journal of Nutrition (https://link.springer.com/j
publié le : 26/11/2018 

dimanche 25 novembre 2018

La réalité virtuelle ressuscite la Rome antique

https://www.tdg.ch/high-tech/realite-virtuelle-ressuscite-rome-antique/story/16286843

Les splendeurs de la Rome antique ne seront bientôt plus un luxe réservé aux visiteurs de la capitale italienne. Les ruines antiques ouvriront virtuellement leurs portes au monde entier grâce à un projet numérique lancé mercredi après des décennies de préparation.

Comment la conquête spatiale a changé votre vie quotidienne

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NEWS La Nasa a lancé un site Internet qui permet à chacun de découvrir les répercussions concrètes de l’exploration de l’espace sur la vie de tous les jours.

Filtration d’eau, GPS, thermomètre infrarouge, appareils photos, matelas à mémoire de forme, crème pour la peau, et bien d’autres encore : les technologies développées depuis plusieurs décennies dans le cadre de la conquête de l’espace se retrouvent aujourd’hui dans de très nombreux objets, applications et produits de notre vie quotidienne.

Afin de mieux les faire connaître, la Nasa, l’agence spatiale américaine, a lancé un site Internet qui détaille une grosse centaine d’exemples de ces répercussions, sachant que la liste sera encore étoffée dans l’avenir. Les visiteurs peuvent parcourir des bâtiments et des environnements virtuels, à la découverte de ces innovations inspirées ou enrichies par l’exploration spatiale. Bon voyage !
► Pour accéder à ce site de la Nasa : cliquez ici.

A quoi sert la Station spatiale internationale ?

https://www.lemonde.fr/cosmos/video/2016/02/18/a-quoi-sert-la-station-spatiale-internationale_4868072_1650695.html

Il y a vingt ans, l’assemblage de l’ISS commençait sur l’orbite basse terrestre. Et depuis 2000 la station accueille en permanence des spationautes originaires des quinze différents pays qui participent au programme. Mais si ce beau projet est clairement une démonstration de prouesses technologiques, c’est aussi un gouffre financier. La facture s’élève aujourd’hui à 150 milliards de dollars.
Alors, est-ce que ça valait le coup ? A quoi sert véritablement l’ISS ? Explications.

A l’ombre du discobole

https://www.lemonde.fr/sport-et-societe/video/2018/11/21/a-l-ombre-du-discobole_5386381_1616888.html
Attribuée à Myron, un artiste grec du Ve siècle av. J.-C., la sculpture antique du discobole – un homme blanc au corps parfait se préparant à lancer un disque – a symbolisé le sportif depuis l’Antiquité. Comment les femmes, les personnes de couleur, les personnes handicapées se sont invitées à la grande fête du sport, c’est ce que retrace cette vidéo proposée en partenariat avec Universcience.tv, à l’occasion de l’exposition « Corps et sport » présentée à la Cité des sciences et de l’industrie jusqu’au 5 janvier 2020.

lundi 19 novembre 2018

Un casque qui rend intelligent

https://www.tdg.ch/high-tech/casque-rend-intelligent/story/11010079
Un peu comme dans un film de science-fiction, un serre-tête qui devrait être commercialisé d'ici fin 2019 permet d'accroître ses capacités cognitives en titillant les zones du cerveau qui en ont besoin. Un peu comme un café fort qui tient éveillé ou un médicament pour mieux se concentrer.

Nataliya Kosmyna: Elle déplace n'importe quel objet par la pensée

http://www.lefigaro.fr/sciences/2018/11/17/01008-20181117ARTFIG00007-nataliya-kosmyna-elle-deplace-n-importe-quel-objet-par-la-pensee.php


Grâce aux interfaces cerveau-machine, la chercheuse veut aider les personnes dépendantes à retrouver de l'autonomie dans leur vie quotidienne. Elle en a fait la démonstration éclatante en direct lors du Big Bang Santé.
Plus de trente spécialistes de la médecine et des nouvelles technologies sont venus partager leur savoir le 18 octobre, lors du troisième Big Bang Santé du Figaro. Les conférences et les tables rondes se sont enchaînées à un rythme soutenu tout au long de la journée. Pourtant un silence éloquent a envahi la grande salle de la maison de la Chimie lorsque Vincent, un cobaye humain équipé d'un casque muni d'électrodes, a déplacé une boule robotisée avec la pensée. La démonstration était orchestrée par la chercheuse Nataliya Kosmyna, docteure en informatique à l'université de Grenoble et spécialiste des interfaces homme-machine.

Maladie de Lyme : beaucoup trop de faux diagnostics



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NEWS De nombreux patients sous traitement antibiotique contre la borréliose de Lyme, transmise par les tiques, ne souffrent pas de la maladie. En cause : un mauvais diagnostic.

La sensibilisation à la maladie de Lyme a permis de « sortir de l’ombre » cette infection potentiellement sévère. Le problème, c’est qu’il semblerait qu’elle soit aujourd’hui sur-diagnostiquée. Comme l’explique le Pr Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris), « on n’a pas d’idée précise de la proportion de patients présentant des symptômes chroniques attribués à la borréliose de Lyme et qui souffrent réellement de cette maladie, ou d’une autre ».

Ne pas prescrire d'emblée des antibiotiques


Le spécialiste a réalisé des examens approfondis auprès de quelque 300 patients reçus en consultation pour suspicion de maladie de Lyme. La moitié d’entre eux avaient déjà été traités par antibiotiques en raison de symptômes attribués à la borréliose de Lyme, certains pendant une (très) longue période, et beaucoup sans succès. Deux types d’analyse, à la recherche d’anticorps spécifiques, ont été réalisés à partir d’échantillons de sang : le test Elisa et le Western-Blot.

Résultat : le diagnostic de borréliose de Lyme a été confirmé chez 10% des patients et considéré comme « possible » chez 3% supplémentaires. Ce qui signifie qu’une proportion considérable des patients a été traitée par antibiotiques sans raison valable, en tout cas sans qu'ils souffrent de la maladie de Lyme. Et en fait, parmi ceux exempts de la maladie de Lyme, les symptômes étaient d’origine psychologique (31%), musculo-squelettique(20%), neurologique (15%), ou autre.

Le Pr Caumes souligne : « Le sur-diagnostic et le sur-traitement de la maladie de Lyme empirent et les autorités de santé publique devraient enquêter sur ce phénomène ». Et un appel est aussi lancé vers les médecins généralistes, pour qu’ils consacrent plus de temps et plus d’attention à l’examen d’un patient craignant d’avoir été mordu par une tique et d’avoir été infecté, et en leur recommandant de ne pas prescrire d’emblée des antibiotiques, sans avoir réalisé auparavant toutes les analyses nécessaires.
Source: Clinical Infectious Diseases (https://academic.oup.com/ci
publié le : 18/11/2018 , mis à jour le 17/11/2018 

samedi 17 novembre 2018

A la redécouverte des peuples oubliés de l’Amazonie

https://www.lemonde.fr/archeologie/video/2018/11/16/a-la-redecouverte-des-peuples-oublies-de-l-amazonie_5384308_1650751.html
L’archéologue Stéphen Rostain, directeur de recherche au CNRS, étudie les grandes civilisations précolombiennes dans la forêt amazonienne. Dans cette vidéo publiée en partenariat avec Universcience.tv, il explique comment, à partir de l’arrivée des Européens au XVe siècle, leurs populations ont été réduites de 80 voire 90 %… Les traces de leurs habitats ont pour ainsi dire disparu et leur mémoire a été systématiquement niée. Du moins jusqu’à ce que le monde précolombien de la forêt tropicale soit redécouvert à la faveur de fouilles.

jeudi 15 novembre 2018

A Java, les sciences humaines sont au pied du volcan Merapi en éruption


https://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/11/14/a-java-les-sciences-humaines-sont-au-pied-du-volcan-merapi-en-eruption_5383471_1650684.html

« Si, il s’agit d’une vraie éruption ! », insiste Karim Kelfoun, chercheur au Laboratoire magmas et volcans de l’Observatoire de physique du globe de Clermont-Ferrand. Une « vraie » éruption… sans coulée de lave ni explosion ou projection. En l’état, il s’agit d’un petit dôme de lave qui grossit lentement depuis mi-août. Pas exactement l’idée que l’on se ferait des colères du gigantesque Merapi, un volcan javanais parmi les plus surveillés et les plus dangereux du monde, et sur les flancs duquel vivent 1,1 million de personnes.

mercredi 14 novembre 2018

Montpellier : une proposition de loi pour la suppression des tickets de caisse

https://www.midilibre.fr/2018/11/14/montpellier-une-proposition-de-loi-pour-la-suppression-des-tickets-de-caisse,4860938.php
Patricia Miralles a déposé une proposition de loi pour limiter l'émission de tickets de caisse.

Les bisphénols A, F et S en ligne de mire

La suppression de l'impression systématique des tickets de caisse en surface de vente répond à un double objectif. De santé publique tout d'abord, et elle en a pour preuve l'expérience familiale. "Mon grand-père maternel était typographe de profession. Il est décédé à l’âge de 58 ans d’un cancer des intestins dû à la manipulation quotidienne d’encre, avance-t-elle. Depuis, l’apparition de tickets sans bisphénol A n’a en rien constitué une solution puisque les bisphénols de substitution que sont les bisphénols F et S sont également des perturbateurs endocriniens dont l’innocuité hormonale n’a pas été garantie. On sait l'effet nocif sur le testicule fœtal humain identique au bisphénol A (selon une étude publiée en 2015 dans la revue Fertility and Sterility)".