samedi 13 mai 2017
vendredi 12 mai 2017
Macron, EDF et spéculation
Faut-il investir dans EDF pour profiter d’un éventuel revirement de la politique énergétique sous la présidence de Macron ?
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Par Simone Wapler.
L’action EDF a pris 10% en deux jours. Selon une rumeur relayée par Reuters, Emmanuel Macron se propose de retarder l’arrêt du nucléaire.
EDF produit et vend de l’électricité. Dans notre monde d’ultra-libéralisme sauvage et de totalitarisme marchand, EDF nous vend de l’électricité à tarif réglementé par l’État.
L’ÉTAT FIXE CE QUI DOIT ÊTRE PRODUIT
Ce n’est pas tout. L’État fixe quel type d’électricité l’EDF doit produire. L’éolien ou le solaire étant bien vus de l’opinion publique grâce au lobby écologique et certains lobbies industriels, l’État nous taxe pour subventionner la production de ces énergies.
Voyez-vous, l’électricité, c’est important pour tout le monde et donc il faut que l’État s’en mêle. Pas d’électricité = pas d’industrie qui tourne, pas de transports publics, pas d’hôpital…
Le problème de l’électricité reste son stockage : il faut la produire juste à temps, au moment de la consommation et pour cela, il faut que les capacités de production soient toujours prêtes.
L’INTÉRÊT DU NUCLÉAIRE
Ce n’est pas le cas de l’éolien quand il n’y a pas de vent.
Ce n’est pas le cas du solaire quand il n’y a pas de soleil.
Ce n’est pas le cas de l’hydraulique quand il n’a pas assez plu.
C’est le cas du thermique (gaz, charbon, fuel).
C’est le cas du nucléaire.
En réalité, le nucléaire est la seule source abondante, dont le combustible ne coûte pas cher et qui est toujours prête. Vous devez cependant savoir une chose : il n’y a que très peu de différence de coût entre une centrale « en veille » qui ne produit pas et une centrale qui produit.
LE CADRE DU SERVICE PUBLIC
Logiquement, vous pourriez pensez que l’État dans le cadre d’un « service public » (l’électricité à destination collective) devrait favoriser la source nucléaire puisque c’est l’énergie toujours disponible.
Pour éviter que du combustible nucléaire recyclable en bombe ne tombe entre les mains de dangereux individus, l’État devrait aussi avoir un droit de regard sur ce même nucléaire.
C’est la voie de la « politique énergétique » adoptée par notre pays au XXème siècle.
Mais depuis, nous avons pris un chemin de traverse…
La Parasitocratie s’est emparée du sujet. Pensez à la COP 21, au changement climatique, aux lobbies écologiques, aux merveilleux circuits taxations-subventions et au nombre d’électeurs que vous pouvez ainsi acheter…
SUBVENTIONS AUX ÉNERGIES RENOUVELABLES
Les subventions aux énergies vertes intermittentes sont arrivées alors que les capacités étaient très abondantes. Elles ont conduit à un écroulement sur le marché européen du prix de l’électricité. Les producteurs d’électricité nucléaires ont du brader leurs prix. Puisque le nucléaire en veille coûte même sans vendre, autant le vendre, peu importe le prix.
Au fur et à mesure que l’éolien et le solaire produisaient, les prix s’écroulaient…
Voici où nous en sommes.
Prix de l’électricité en centimes d’euro
Prix de vente de l’électricité aux particuliers
| |
kWh en heures creuses
|
14,62
|
kWh en heures pleines
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15,64
|
Prix de l’électricité sur le marché de gros européen
| |
kWh
|
de 2,5 à moins de 5
|
Prix de revient de l’électricité
| |
kWh nucléaire français
|
5
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kWh thermique (gaz, charbon)
|
7
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kWh éolien terrestre
|
8
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kWh éolien maritime
|
14 à 20
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kWh photovoltaïque
|
20 à 25
|
Sources : EDF, La France dans le noir, Hervé Machenaud
BILAN ÉNERGÉTIQUE :
Les électriciens vendent à perte du nucléaire (en son temps financé par les contribuables). Nous payons très cher notre électricité. Les installations nucléaires se dégradent… Faute d’investissements dans le nucléaire, le service aux moments critiques (février en France) est en limite de rupture, l’éolien et le solaire ne délivrant pas assez de puissance à ces moments critiques.
Mais il y a moyen de faire pire…
Nous devons à Ségolène Royal (la mère des portiques écotaxes qui surplombent nos autoroutes) la loi de transition énergétique, adoptée en 2015. Cette loi prévoit la réduction de la part du nucléaire dans la production électrique française de 75% à 50% à l’horizon 2025.
Emmanuel Macron semble vouloir revenir sur ce point. D’où le bond en bourse d’EDF.
LE VRAI LIBÉRALISME
Faut-il investir dans EDF pour profiter d’un éventuel revirement de la politique énergétique sous la présidence de Macron ? Il me semble qu’une entreprise dont les prix de vente sont fixés par l’État et dont l’État détient 83,1% du capital n’a rien à faire sur une place de cotation. C’est la différence que je vois entre le libéralisme authentique et ce que l’on qualifie aujourd’hui d’ultra-libéralisme ou de néo-libéralisme.
Si vous voulez faire de bonnes affaires, mieux vaut rechercher des entreprises exerçant sur les marchés les plus concurrentiels possibles, où les gouvernements interfèrent le moins possible, où les prix sont formés librement. Votre épargne ne doit pas être à la merci d’un décret ou d’une subvention.
Sur ces marchés, les meilleures entreprises sont évidemment celles qui réussissent à augmenter à la fois leur chiffre d’affaires et leur marge. Il y en a très peu.
Si vous voulez spéculer sur le capitalisme de connivence, c’est une autre affaire… EDF, Areva, les banques…le choix est large.
Cannabis : une composition moins dangereuse
NEWS Nombre d’experts s’inquiètent de la progression de la consommation de cannabis et suggèrent de développer des mélanges moins nocifs, mais qui procurent l’effet recherché.
Ces psychiatres, psychologues et neuroscientifiques signent un éditorial dans une revue médicale prestigieuse, en s’appuyant sur la nécessité de rendre plus sûr l’usage de cette drogue. Leur approche repose sur le constat que sa popularité ne cesse de croître, notamment en Europe et aux Etats-Unis, tout comme la proportion de consommateurs qui finissent par souffrir de problèmes d’addiction et detroubles associés. Les lois prohibitives n’ont que peu ou pas d’effet sur ce phénomène, alors que l’autorisation (ou la dépénalisation) du cannabis récréatif n’est pas une réponse à la consommation abusive.
En fait, les spécialistes considèrent qu’il peut être possible de contrôler les effets du cannabis en modifiant sa composition. Comme l’explique Le Généraliste, le cannabis est principalement constitué de THC (tétrahydrocannabinol) et de CBD (cannabidiol). Or, si le premier est responsable de la plupart des effets secondaires (en particulier mentaux : paranoïa, mémoire…), le second ne présente pas cet inconvénient, tout en assurant les sensations recherchées par les utilisateurs.
La combinaison idéale (proportion de THC et de CBD) est inconnue et des recherches doivent être entreprises pour la déterminer. En fonction des pays qui autorisent l’usage récréatif du cannabis (ou ne le condamnent pas), le taux de THC est réglementé ou pas, avec des conséquences très différentes pour les consommateurs. Les spécialistes pointent aussi le fait que la consommation conjointe de cannabis et de tabac démultiplie les problèmes, et suggèrent d’inciter les usagers de cannabis et fumeurs de tabac à se tourner vers le cannabis en vaporisateur.
Ces psychiatres, psychologues et neuroscientifiques signent un éditorial dans une revue médicale prestigieuse, en s’appuyant sur la nécessité de rendre plus sûr l’usage de cette drogue. Leur approche repose sur le constat que sa popularité ne cesse de croître, notamment en Europe et aux Etats-Unis, tout comme la proportion de consommateurs qui finissent par souffrir de problèmes d’addiction et detroubles associés. Les lois prohibitives n’ont que peu ou pas d’effet sur ce phénomène, alors que l’autorisation (ou la dépénalisation) du cannabis récréatif n’est pas une réponse à la consommation abusive.
En fait, les spécialistes considèrent qu’il peut être possible de contrôler les effets du cannabis en modifiant sa composition. Comme l’explique Le Généraliste, le cannabis est principalement constitué de THC (tétrahydrocannabinol) et de CBD (cannabidiol). Or, si le premier est responsable de la plupart des effets secondaires (en particulier mentaux : paranoïa, mémoire…), le second ne présente pas cet inconvénient, tout en assurant les sensations recherchées par les utilisateurs.
La combinaison idéale (proportion de THC et de CBD) est inconnue et des recherches doivent être entreprises pour la déterminer. En fonction des pays qui autorisent l’usage récréatif du cannabis (ou ne le condamnent pas), le taux de THC est réglementé ou pas, avec des conséquences très différentes pour les consommateurs. Les spécialistes pointent aussi le fait que la consommation conjointe de cannabis et de tabac démultiplie les problèmes, et suggèrent d’inciter les usagers de cannabis et fumeurs de tabac à se tourner vers le cannabis en vaporisateur.
Source: The Lancet Psychiatry (www.thelancet.com/journals/lanpsy/issue/current)
publié le : 12/05/2017 , mis à jour le 11/05/2017
publié le : 12/05/2017 , mis à jour le 11/05/2017
jeudi 11 mai 2017
L’éolien et le photovoltaïque tuent !
En augmentant en France la pollution atmosphérique, les émissions de CO2 et la précarité énergétique, l’éolien et le photovoltaïque tuent !
Par Michel Gay.
L’éolien et le photovoltaïque tuent en augmentant la précarité énergétique et la pollution atmosphérique.
Ces deux sources d’énergies renouvelables sont un accélérateur de pauvreté parce qu’elles ne peuvent prospérer que grâce à des subventions et des aides financières indirectes qui alourdissent inutilement la facture des consommateurs.
De plus, par une concurrence faussée car subventionnée et donc déloyale, elles ont détruit le marché de l’électricité en siphonnant la rentabilité des moyens de production classiques nécessaires pour assurer la continuité de l’approvisionnement électrique.
SUBVENTIONNER LE MARCHÉ DE CAPACITÉ
Pour maintenir « en vie » ces centrales à gaz ou au charbon, il faut donc aussi les subventionner par un mécanisme appelé « marché de capacité » afin qu’elles soient présentent pendant les pannes de vent et de soleil.
L’éolien et le photovoltaïque détruisent ainsi de la richesse et contribuent à la décroissance « verte » et à la pauvreté. Certains arrivent encore à clamer que les énergies renouvelables créent des emplois, mais c’est une farce tragique !
Ces emplois sont écologiques uniquement parce qu’ils disparaissent au fur et à mesure dans l’air du temps sans laisser de traces, si ce n’est celles de la désillusion et de l’aigreur.
Des « élites bobos », et les médias en général, défendent le mythe des bienfaits des énergies renouvelables « propres ». En réalité, elles sont nuisibles et créent surtout de la pauvreté en alimentant des fortunes privées dans ces mêmes milieux privilégiés. La loi de transition énergétique oblige les plus pauvres à donner leur argent aux plus riches pendant 20 ans par contrat !
UNE FORTUNE POUR LES POPULATIONS
Le vent et le soleil sont gratuits (quand ils sont présents…) mais ils coûtent une fortune aux populations.
En France, plus la part de ces énergies ruineuses progresse dans le « bouquet énergétique », plus il faut de centrales thermiques à gaz ou à charbon pour suppléer rapidement leurs brusques variations, voire leur intermittence, et plus la pollution atmosphérique et les émissions de CO2 augmentent !
Il est grand temps d’arrêter ce marché de dupes créateur de futurs graves désordres écologiques et sociaux qui aboutira à des drames humains.
En augmentant en France la pollution atmosphérique, les émissions de CO2 et la précarité énergétique, l’éolien et le photovoltaïque tuent !
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