lundi 3 décembre 2018

Exercice physique : le cerveau préfère le canapé

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NEWS Notre cerveau doit redoubler d’effort pour que nous pratiquions une activité physique : la tendance « naturelle » est à la sédentarité.

C’est un conflit, un combat, que l’on peut résumer ainsi : le cerveau doit solliciter des ressources importantes pour s’échapper d’une attirance spontanée vers la minimisation de l’effort. Ceci renvoie à ce qu’on appelle le paradoxe de l’activité physique, qui oppose le système contrôlé fondé sur la raison (« Je dois faire du sport pour être en bonne santé ») et le système automatique fondé sur l’affect (les sensations d’inconfort et de fatigue ressenties pendant l’activité physique), ceci expliquant la raison pour laquelle beaucoup s’y mettent mais ne tiennent pas la distance. Lorsque l’affect l’emporte sur la raison, la personne tend vers la sédentarité.

Un héritage de l'évolution


Une équipe suisse (université de Genève) a procédé à des expériences sur des adultes qui déclaraient vouloir être actifs dans leur quotidien, mais qui ne l’étaient pas forcément. Les tests reposaient sur des jeux de rôle, avec un enregistrement de l’activité cérébrale par encéphalographie (EEG). Ce qu’il faut retenir, c’est que dans un premier temps, les participants tentent de faire appel aux ressources nécessaires pour fuir leur penchant naturel qui les pousse à la minimisation de l’effort. C’est la force de la raison. Cependant, ceci sollicite une forte activité cérébrale, bien supérieure à celle qui est mobilisée lors du choix de la sédentarité. C’est le combat entre la raison et l’affect.

« Le cerveau doit solliciter bien plus de ressources pour s’éloigner des comportements sédentaires, plutôt que de suivre son penchant naturel pour la minimisation de l’effort », résument les chercheurs. D’où vient se penchant ? « La minimisation de l’effort était capitale pour l’espèce humaine au cours de son évolution. Cette tendance à l’économie et à la conservation des ressources augmentait les chances de survie et de reproduction. » Aujourd’hui, dans nos sociétés, cette optimisation énergétique n’a plus lieu d’être - bien au contraire ! -, mais l’héritage de l’évolution marque encore notre cerveau de son empreinte.
Source: Neuropsychologia (www.journals.elsevier.com/n
publié le : 03/12/2018 

Climat: la Banque mondiale promet 200 milliards de dollars pour 2021-2025

https://www.lesoir.be/193482/article/2018-12-03/climat-la-banque-mondiale-promet-200-milliards-de-dollars-pour-2021-2025
© Photo News

Bruxelles, hier: 75.000 manifestants pour le climat en absence total des casseurs !

dimanche 2 décembre 2018

Hubble est réparé et le berceau de l'humanité s'est étendu

https://www.liberation.fr/sciences/2018/12/02/hubble-est-repare-et-le-berceau-de-l-humanite-s-est-etendu_1694747
Hubble en 2009 par l'équipe STS-125

Un possible nouveau «berceau de l'humanité»

https://www.tdg.ch/savoirs/sciences/possible-nouveau-berceau-humanite/story/18735350



Dans la baie de "La Plage", les petits requins reviennent

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/dans-la-baie-de-la-plage-les-petits-requins-reviennent_2051214.html
Photo non datée fournie le 3 octobre 2018 par le département thaïlandais des parcs nationaux montrant la plage de Maya Bay, fermée aux touristes, sur l'île de Koh Phi Phi.

Faites-vous confiance aux personnes avec un accent ?

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NEWS Face à un interlocuteur qui s’exprime avec un accent étranger, le cerveau doit redoubler d’effort pour lui accorder du crédit. Une constatation étonnante.

Des études antérieures ont révélé que nous étions plus enclins à croire une affirmation si elle était énoncée sur un ton assuré plutôt que d’une voix hésitante. Les régions du cerveau mises à contribution dans ce processus décisionnel sont-elles différentes lorsque l’interlocuteur s’exprime avec un accent qui n’est pas le nôtre ? C’est ce qu’une équipe québécoise (université McGill) a voulu déterminer.

Des participants (de langue maternelle anglaise canadienne) ont écouté une série de courts énoncés exprimés sur des tons divers - parfois très assurés, parfois moins - et avec des accents différents, familiers ou pas. Ils devaient évaluer la crédibilité de chaque énoncé. Pendant l’écoute, leur activité cérébrale a été enregistrée par résonance magnétique (IRMf).

Une évaluation plus compliquée


Que constate-t-on ? En présence d’un locuteur avec le même accent que le sien, l’auditeur active des aires cérébrales qui permettent de faire des déductions à partir d’expériences antérieures. En revanche, pour prendre cette même décision face à un interlocuteur avec un accent différent, le cerveau s’en remet davantage aux zones du cerveau assurant le traitement des informations auditives, avec alors un processus en deux étapes : prêter attention non seulement aux sons produits, mais également au ton de la voix.

Les chercheurs commentent : « En règle générale, nous avons un préjugé favorable envers les personnes « intragroupe », alors que l’accent complique l’évaluation de la crédibilité d’un interlocuteur « hors groupe ». Dans ce dernier cas, le cerveau doit effectuer des opérations supplémentaires pour résoudre le conflit entre l’accent et l’assurance qui se dégage de l’interlocuteur ». D’ailleurs, l’influence négative de l’accent sur la crédibilité est largement atténuée lorsque la personne s’exprime sur un ton assuré. L’un des auteurs, d’origine chinoise, ajoute : « Les personnes avec un accent devraient prendre bonne note de ce constat, qui pourrait leur servir dans tous les aspects de leur vie, notamment au travail et pendant les études ».
Source: NeuroImage (www.journals.elsevier.com/n
publié le : 02/12/2018 , mis à jour le 01/12/2018