lundi 3 juin 2019
Alzheimer : des signes dans le cerveau dès 40 ans

NEWS La modification de certaines structures cérébrales à l’âge moyen, vers 40 ans, constituerait un signe (très) précoce du risque d’évolution vers la maladie d’Alzheimer, bien longtemps avant les premiers symptômes.
Quelles sont les modifications cérébrales associées à la maladie d’Alzheimer ? En quoi diffèrent-elles de celles observées au cours du processus naturel de vieillissement ? C’est à ces deux questions qu’a cherché à répondre une équipe franco-espagnole (universités de Bordeaux et de Valence). Les chercheurs ont créé un modèle qui reproduit l’évolution des structures cérébrales sur toute une vie, grâce à l’analyse d’un nombre considérable d’IRM (plus de 4000). Cette modélisation visait à estimer le point de divergence entre les personnes souffrant ou pas d’Alzheimer.
Le résultat montre une divergence précoce un peu avant 40 ans pour l’hippocampe, puis vers 40 ans pour l’amygdale, ces deux structures s’atrophiant en cas d’Alzheimer, un processus qui débute donc très longtemps avant l’apparition des premiers symptômes. Ce phénomène d’atrophie était connu, mais pas son caractère si précoce. On ajoutera qu’il s’agit d’une observation globale, qui repose sur des moyennes, et que d’autres travaux sont nécessaires pour déterminer d’abord les facteurs qui conduisent à cette atrophie, et ensuite ceux qui expliquent l’évolution vers la maladie d’Alzheimer.
Quelles sont les modifications cérébrales associées à la maladie d’Alzheimer ? En quoi diffèrent-elles de celles observées au cours du processus naturel de vieillissement ? C’est à ces deux questions qu’a cherché à répondre une équipe franco-espagnole (universités de Bordeaux et de Valence). Les chercheurs ont créé un modèle qui reproduit l’évolution des structures cérébrales sur toute une vie, grâce à l’analyse d’un nombre considérable d’IRM (plus de 4000). Cette modélisation visait à estimer le point de divergence entre les personnes souffrant ou pas d’Alzheimer.
Le résultat montre une divergence précoce un peu avant 40 ans pour l’hippocampe, puis vers 40 ans pour l’amygdale, ces deux structures s’atrophiant en cas d’Alzheimer, un processus qui débute donc très longtemps avant l’apparition des premiers symptômes. Ce phénomène d’atrophie était connu, mais pas son caractère si précoce. On ajoutera qu’il s’agit d’une observation globale, qui repose sur des moyennes, et que d’autres travaux sont nécessaires pour déterminer d’abord les facteurs qui conduisent à cette atrophie, et ensuite ceux qui expliquent l’évolution vers la maladie d’Alzheimer.
Source: Scientific Reports (www.nature.com/srep)
publié le : 03/06/2019 , mis à jour le 02/06/2019
publié le : 03/06/2019 , mis à jour le 02/06/2019
dimanche 2 juin 2019
Vent de panique chez les astronomes
https://www.tdg.ch/savoirs/sciences/vent-panique-astronomes/story/16683734
SciencesLes premiers satellites de la constellation Starlink ont été mis en orbite jeudi dernier. Les scientifiques craignent que cela ne gâche leurs observations nocturnes.
Pourquoi le temps passe-t-il plus vite quand on vieillit ?

NEWS Le phénomène est universel : au fur et à mesure que l’on avance en âge, le temps paraît passer de plus en plus vite, il file. Comment expliquer cela ?
Le temps lui-même ne s’écoule pas plus rapidement, bien entendu. Tout tient à notreperception, explique cette équipe américaine (université Duke), et celle-ci repose sur un processus cérébral. Voici son hypothèse.
En fait, le « temps cérébral » est une séquence d’images, le reflet de ce qui est perçu par nos organes sensoriels. Ces informations sont traitées par le cerveau, et il s’avère, indiquent les chercheurs, que le rythme de perception et de traitement de ces images décroît avec l’âge.
Pourquoi ? Une série de fonctions se modifient en vieillissant, comme les saccades oculaires (les mouvements des yeux des enfants sont beaucoup plus fréquents), avec aussi un processus de complexification excessive (ralentissement des signaux) puis de dégradation des connexions cérébrales. C’est le décalage entre le « temps réel » et le « temps mental » (images mentales) qui expliquerait l’accélération de notre perception du temps qui passe. « Comme un film auquel on aurait retiré des images, la vie semble s’accélérer en vieillissant », résume Maxi Sciences. Et les jours paraissent durer plus longtemps (dans notre souvenir) pendant notre jeunesse parce qu’à ce moment-là, le cerveau traite plus d’images au cours d’une journée que le même cerveau à un âge plus avancé.
Ce phénomène permettrait aussi d’expliquer la raison pour laquelle certains jours nous paraissent interminables, alors que d’autres passent en un clin d’œil. Ou cette tendance à nous attarder sur l’inhabituel et pas sur le routinier. En des termes savants, les auteurs parlent de « l’évolution de l’architecture des flux ». Le temps, lui, file, tout simplement.
Le temps lui-même ne s’écoule pas plus rapidement, bien entendu. Tout tient à notreperception, explique cette équipe américaine (université Duke), et celle-ci repose sur un processus cérébral. Voici son hypothèse.
En fait, le « temps cérébral » est une séquence d’images, le reflet de ce qui est perçu par nos organes sensoriels. Ces informations sont traitées par le cerveau, et il s’avère, indiquent les chercheurs, que le rythme de perception et de traitement de ces images décroît avec l’âge.
Pourquoi ? Une série de fonctions se modifient en vieillissant, comme les saccades oculaires (les mouvements des yeux des enfants sont beaucoup plus fréquents), avec aussi un processus de complexification excessive (ralentissement des signaux) puis de dégradation des connexions cérébrales. C’est le décalage entre le « temps réel » et le « temps mental » (images mentales) qui expliquerait l’accélération de notre perception du temps qui passe. « Comme un film auquel on aurait retiré des images, la vie semble s’accélérer en vieillissant », résume Maxi Sciences. Et les jours paraissent durer plus longtemps (dans notre souvenir) pendant notre jeunesse parce qu’à ce moment-là, le cerveau traite plus d’images au cours d’une journée que le même cerveau à un âge plus avancé.
Ce phénomène permettrait aussi d’expliquer la raison pour laquelle certains jours nous paraissent interminables, alors que d’autres passent en un clin d’œil. Ou cette tendance à nous attarder sur l’inhabituel et pas sur le routinier. En des termes savants, les auteurs parlent de « l’évolution de l’architecture des flux ». Le temps, lui, file, tout simplement.
Source: European Review (www.cambridge.org/core/jour)
publié le : 02/06/2019 , mis à jour le 01/06/2019
publié le : 02/06/2019 , mis à jour le 01/06/2019
Inscription à :
Articles (Atom)

